Décidé à créer une formidable dynamique au Virage Nord, le groupe effectue dès sa première année tous les déplacements (souvent périlleux en J9, en voiture, en train "à ouf", ou encore en stop !).
C'est l'année du Joker et des délires sur la Plaine où le groupe a son
quartier général : Le Dégust (chez Bra...) et le Bar de la Plaine (chez Jacky...).
Les premiers gadgets du groupe sont le bonnet (il doit en rester 4 ou 5 vivants !), le
Tee-shirt avec le Joker et l'écharpe fond bleue "A la vie, à la mort, pour ma ville et mon club".
On se souvient d'un spectacle mythique lors de la venue de Sion en Coupe d'Europe...
C'était l'époque où l'on rentrait au Stade à 8 h du mat' (on allait réveiller Depé qui dormait sur les filets de protection...), pour préparer les animations. Malgré nos deux tambours et la misère de la division 2, nous étions tous en folie à chanter pendant 90 min.
Saison 1995/1996 :
Le groupe compte désormais 86 abonnés en virage nord. Une année difficile pour le club qui trouvera tout de même les resources nécessaires pour remonter en D1.
On se souviendra de ces ambiances mythiques à l'exterieur, dans les villes que l'on qualifie de "trou du cul du monde", notamment à Poitiers où
la chanson "OhAime allez... OhAime allez... OhAime allez allez allez" sera chantée pendant près de 40 min d'affilée ! C'est l'année du Loup, et des délires du premier local... (1, rue Eydoux). Cette 2 ième année de D2 renforcera notre foi et notre passion pour l' OhAime. Nous savions que l'élite était au bout, et cela nous motivait encore plus. Une spéciale dédicace à Tony Cascarino, le canonnier de cette super D2, une compétition assez relevée, où chaque équipe jouait le "match de sa vie" contre les champions d'Europe de 1993...
Au stade Vélodrome, une moyenne de 20 000 supporters assurait l'ambiance (pas toujours évident de jouer contre St-Brieuc, Dunkerque, ou Charleville...).
Beaucoup se souvienne du déplacement d'Epinal, "La ville des fleurs", en minibus (22 places, tranquille...), de la demi-finale de la Coupe de France à Paris (et surtout du Oaï dans le train ! ) ou encore du dernier déplacement de D2 au Mans, où la tribune prit feu ! (fumis et papélitos ensemble, ça craint...).
On retiendra surtout le match de la remontée, et un envahissement du terrain "comme à l'ancienne", où joueurs et supporters fêtaient dignement un retour au sommet tant attendu.
Saison 1996/1997 :
Fort de 253 abonnés, les MTP entame cette saison avec beaucoup d'enthousiasme. Le stade Vélodrome étant en travaux, le groupe commencera l'année au nord pour la finir au Virage Sud. Cela nous permettra d'améliorer nos relations avec les autres groupes de supporters (notamment les South Winners avec lesquels nous ferons quelques déplacements en commun) et de progresser grâce au contact permanent du "mythique virage sud". C'est l'année du Clown et des déplacements sans voir la victoire (mais que de souvenir...), de notre rapprochement avec la caravane des quartiers (c'est une association qui fait bouger les quartiers défavorisés depuis bientôt 10 ans), ou encore des fêtes organisées sur la Plaine (tournoi de foot, de boxe, concerts...).
Le groupe change de local pour s'installer au 133 rue Auguste Blanqui, et lors du dernier match à la maison (OhAime/Psg du 17 mai97), le 1 ier fanzine du groupe sort. C'est aussi contre Paris que les Cagoles fêteront leur 1er match.
Saison 1997/1998 :
Pour sa 4 ième saison, Marseille Trop Puissant compte désormais 500 abonnés. Commencée au Virage Sud, elle se terminera au nord pour les trois derniers matchs.
(au bout de 4 ans, on a fait le tour est la boucle est bouclée !). C'est l'année de l'½il et de la relève : le noyau dur du groupe est jeune (entre 20 et 25 ans), motivé, inventif et il commence à comprendre le mouvement... Pour notre retour au Virage Nord, un effort sur le matériel est fait : 6 beaux tambours tout neufs (plus les 2 mythiques qui sont toujours là, question de principe...), la bâche de bouche de 15 m de long sur 3 m de large (La MTP sur fond vert, jaune et rouge) et la grande bâche "TORCIDA MARSEILLE TROP PUISSANT" (40 m de long !). Une année où l'on aurait joué le champion's League, mais bon on se contentera de l'UEFA (et de la gagner !).
Saison 1998/1999 :
En 1999, le MTP c'est désormais près de 2000 abonnés (dont 600 dans le quartier de la Plaine), une sono au stade, un nouveau local de 130 m2 (situé sur la Plaine, retour au quartier...) un spectacle à chaque match, (ou presque...), toujours tous les déplacements de l'OhAime (dont le 100 ième mythique à Strasbourg...). C'est l'année de la Pieuvre, et plus que jamais, le MTP se doit de garder son esprit "ARRAH", son identité, celle d'un groupe "Anti-Fachos" et "Anti-Conos".

